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On the way psychopédagigue

La dyscalculie

ou trouble des acquisitions numériques et arithmétiques

Classé parmi les troubles neurodéveloppementaux, la dyscalculie est définie par le DSM-5 comme Trouble des apprentissages avec déficit du calcul, affectant :

  • le sens des nombres
  • la mémorisation de faits arithmétiques
  • le calcul exact ou fluide
  • le raisonnement mathématique correct

 

et caractérisée par des difficultés à traiter des données numériques, à apprendre des faits arithmétiques et à réaliser des calculs exacts et fluides auxquelles peuvent être ajoutées des difficultés de raisonnement mathématique ou de raisonnement verbal correct. Aucune atteinte organique ou déficience mentale n’est identifiée.

La prévalence de ce trouble se situe autour de 5% des enfants d’âge scolaire et il est associé à un autre trouble du développement dans deux-tiers des cas, notamment la dyslexie (trouble des apprentissage avec déficit de la lecture) et le TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité).

A quoi peut-on la reconnaitre ?

Critères du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) -2013-

La dyscalculie se manifeste pendant les années scolaires. Elle engendre des difficultés persistantes et handicapantes dans les apprentissages fondamentaux liés aux mathématiques. Les performances scolaires peuvent être en-dessous des performances de la classe d’âge ou obtenues au terme d’efforts démesurés, visibles ou non.

Elle se repère lorsque,

A . pendant au moins six mois, l’enfant  a des difficultés à maîtriser le sens des nombres, les données chiffrées ou le calcul
  • compréhension médiocre des nombres,
  • compréhension médiocre de l’ordre de grandeur
  • compréhension médiocre des relations entre les nombres
  • compte sur ses doigts pour additionner des nombres à un seul chiffre
  • se perd au milieu des calculs arithmétiques
  • modifie ses méthodes
  • a des difficultés avec le raisonnement mathématiques
  • a de grandes difficultés à appliquer des concepts, des données ou des méthodes mathématiques pour résoudre les problèmes

 

B . les compétences scolaires perturbées sont, de manière quantifiable, nettement au-dessous du niveau attendu pour l’âge chronologique du sujet et interfère de façon significative avec les performances scolaires ou avec les activités de la vie courante

 

C . les difficultés d’apprentissage débutent au cours de la scolarité mais peuvent ne
pas se manifester entièrement tant que les demandes concernant ces compétences
scolaires altérées ne dépassent pas les capacités limitées du sujet

 

D . les difficultés d’apprentissage ne sont pas mieux expliquées par un handicap intellectuel, des troubles non corrigés de l’acuité visuelle ou auditive, d’autres troubles
neurologiques ou mentaux, une adversité psychosociale, un manque de maîtrise de la
langue de l’enseignement scolaire ou un enseignement pédagogique inadéquat.

 

La sévérité peut être spécifiée légère, moyenne ou grave.

Concrètement

L’enfant a du mal à

  • dénombrer et compter (utilise ses doigts)
  • percevoir la notion de quantité
  • mémoriser les tables de multiplication
  • lire (201016 > vingt-dix-seize) ou écrire les grands nombres (deux-mille-trois-cent-douze > 200030012)
  • comprendre la base 10
  • intégrer la notion de dizaines, centaines…
  • comprendre comment résoudre des problèmes
  • lire l’heure
  • différencier les symboles mathématiques 
  • comprendre les expressions de quantités (le double, 3 fois plus, moins que, égal à…)
  • se repérer mal dans l’espace
  • utiliser les procédures de calcul
 

L’enfant a du mal à

  • dénombrer et compter (utilise ses doigts)
  • percevoir la notion de quantité
  • mémoriser les tables de multiplication
  • lire (201016 > vingt-dix-seize) ou écrire les grands nombres (deux-mille-trois-cent-douze > 200030012)
  • comprendre la base 10
  • intégrer la notion de dizaines, centaines…
  • comprendre comment résoudre des problèmes
  • lire l’heure
  • différencier les symboles mathématiques 
  • comprendre les expressions de quantités (le double, 3 fois plus, moins que, égal à…)
  • se repérer mal dans l’espace
  • utiliser les procédures de calcul
 

Que faire ?

A la maison

Utiliser les nombres dans le quotidien :

  • mettre la table pour le bon nombre de personnes
  • doser les quantités pour faire un gâteau
  • peser les fruits ou les légumes
  • utiliser un minuteur/chronométrer
  • acheter le pain

Jouer à des jeux de faire semblant :

  • la marchande
  • le goûter des poupées
  • le téléphone

 

Utiliser les nombres dans le quotidien :

  • mettre la table pour le bon nombre de personnes
  • doser les quantités pour faire un gâteau
  • peser les fruits ou les légumes
  • utiliser un minuteur/chronométrer
  • acheter le pain

Jouer à des jeux de faire semblant :

  • la marchande
  • le goûter des poupées
  • le téléphone

 

Profiter de toutes les bonnes occasions qui font intervenir, les nombres, les quantités, les calculs, l’orientation dans l’espace sans pour autant surcharger l’enfant d’informations.

Réciter des comptines, lire des livres à compter, poser des devinettes …

Profiter de toutes les bonnes occasions qui font intervenir, les nombres, les quantités, les calculs, l’orientation dans l’espace sans pour autant surcharger l’enfant d’informations.

Réciter des comptines, lire des livres à compter, poser des devinettes …

Jouer à des jeux de société dans lesquels il est besoin d’utiliser des compétences mathématiques de base sans pour autant que le jeu dépende de ces compétences (pour garder le plaisir de jouer) :

  • petits chevaux
  • jeu de l’oie
  • domino
  • puissance 4
  • MasterMind

Jouer à des jeux de société plus centrés sur certaines compétences mathématiques :

  • mémory (repérage dans l’espace)
  • bataille navale (repérage sur quadrillage)
  • bataille de cartes (ordre de grandeur)
  • 7 familles (stratégie)
  • UNO
  • le Loto

Jouer à des jeux créés pour entrainer les compétences mathématiques :

  • Folix
  • Math Sumo
  • Batawaf
  • Lucky numbers
  • Poule position

Jouer à des jeux de société dans lesquels il est besoin d’utiliser des compétences mathématiques de base sans pour autant que le jeu dépende de ces compétences (pour garder le plaisir de jouer) :

  • petits chevaux
  • jeu de l’oie
  • domino
  • puissance 4
  • MasterMind

Jouer à des jeux de société plus centrés sur certaines compétences mathématiques :

  • mémory (repérage dans l’espace)
  • bataille navale (repérage sur quadrillage)
  • bataille de cartes (ordre de grandeur)
  • 7 familles (stratégie)

Jouer à des jeux créés pour entrainer les compétences mathématiques :

  • Folix

Les devoirs

Classé parmi les troubles neurodéveloppementaux, la dyscalculie est définie par le DSM-5 comme Trouble des apprentissages avec déficit du calcul, affectant :

  • le sens des nombres
  • la mémorisation de faits arithmétiques
  • le calcul exact ou fluide
  • le raisonnement mathématique correct

 

et caractérisée par des difficultés à traiter des données numériques, à apprendre des faits arithmétiques et à réaliser des calculs exacts et fluides auxquelles peuvent être ajoutées des difficultés de raisonnement mathématique ou de raisonnement verbal correct. Aucune atteinte organique ou déficience mentale n’est identifiée.

La prévalence de ce trouble se situe autour de 5% des enfants d’âge scolaire et il est associé à un autre trouble du développement dans deux-tiers des cas, notamment la dyslexie (trouble des apprentissage avec déficit de la lecture) et le TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité).

A quoi peut-on la reconnaitre ?

Critères du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) -2013-

La dyscalculie se manifeste pendant les années scolaires. Elle engendre des difficultés persistantes et handicapantes dans les apprentissages fondamentaux liés aux mathématiques. Les performances scolaires peuvent être en-dessous des performances de la classe d’âge ou obtenues au terme d’efforts démesurés, visibles ou non.

Elle se repère lorsque,

A . pendant au moins six mois, l’enfant  a des difficultés à maîtriser le sens des nombres, les données chiffrées ou le calcul
  • compréhension médiocre des nombres,
  • compréhension médiocre de l’ordre de grandeur
  • compréhension médiocre des relations entre les nombres
  • compte sur ses doigts pour additionner des nombres à un seul chiffre
  • se perd au milieu des calculs arithmétiques
  • modifie ses méthodes
  • a des difficultés avec le raisonnement mathématiques
  • a de grandes difficultés à appliquer des concepts, des données ou des méthodes mathématiques pour résoudre les problèmes

 

B . les compétences scolaires perturbées sont, de manière quantifiable, nettement au-dessous du niveau attendu pour l’âge chronologique du sujet et interfère de façon significative avec les performances scolaires ou avec les activités de la vie courante

 

C . les difficultés d’apprentissage débutent au cours de la scolarité mais peuvent ne
pas se manifester entièrement tant que les demandes concernant ces compétences
scolaires altérées ne dépassent pas les capacités limitées du sujet

 

D . les difficultés d’apprentissage ne sont pas mieux expliquées par un handicap intellectuel, des troubles non corrigés de l’acuité visuelle ou auditive, d’autres troubles
neurologiques ou mentaux, une adversité psychosociale, un manque de maîtrise de la
langue de l’enseignement scolaire ou un enseignement pédagogique inadéquat.

 

La sévérité peut être spécifiée légère, moyenne ou grave.

Concrètement

L’enfant a du mal à

  • dénombre et compter (utilise ses doigts)
  • percevoir la notion de quantité
  • mémoriser les tables de multiplication
  •  lire (201016 > vingt-dix-seize) ou écrire les grands nombres (deux-mille-trois-cent-douze > 200030012)
  • comprendre la base 10
  • intégrer la notion de dizaines, centaines…
  • comprendre comment résoudre des problèmes
  • lire l’heure
  • différencier les symboles mathématiques 
  • comprendre les expressions de quantités (le double, 3 fois plus, moins que, égal à…)
  • se repérer mal dans l’espace
  • utiliser les procédures de calcul
 

L’enfant a du mal à

  • dénombrer et compter (utilise ses doigts)
  • percevoir la notion de quantité
  • mémoriser les tables de multiplication
  • lire (201016 > vingt-dix-seize) ou écrire les grands nombres (deux-mille-trois-cent-douze > 200030012)
  • comprendre la base 10
  • intégrer la notion de dizaines, centaines…
  • comprendre comment résoudre des problèmes
  • lire l’heure
  • différencier les symboles mathématiques 
  • comprendre les expressions de quantités (le double, 3 fois plus, moins que, égal à…)
  • se repérer mal dans l’espace
  • utiliser les procédures de calcul
 

Que faire ?

A la maison

Utiliser les nombres dans le quotidien :

  • mettre la table pour le bon nombre de personnes
  • doser les quantités pour faire un gâteau
  • peser les fruits ou les légumes
  • utiliser un minuteur/chronométrer
  • acheter le pain

Jouer à des jeux de faire semblant :

  • la marchande
  • le goûter des poupées
  • le téléphone

 

Utiliser les nombres dans le quotidien :

  • mettre la table pour le bon nombre de personnes
  • doser les quantités pour faire un gâteau
  • peser les fruits ou les légumes
  • utiliser un minuteur/chronométrer
  • acheter le pain

Jouer à des jeux de faire semblant :

  • la marchande
  • le goûter des poupées
  • le téléphone

Profiter de toutes les bonnes occasions qui font intervenir, les nombres, les quantités, les calculs, l’orientation dans l’espace sans pour autant surcharger l’enfant d’informations.

Réciter des comptines, lire des livres à compter, poser des devinettes …

Profiter de toutes les bonnes occasions qui font intervenir, les nombres, les quantités, les calculs, l’orientation dans l’espace sans pour autant surcharger l’enfant d’informations.

Réciter des comptines, lire des livres à compter, poser des devinettes …

Jouer à des jeux de société dans lesquels il est besoin d’utiliser des compétences mathématiques de base sans pour autant que le jeu dépende de ces compétences (pour garder le plaisir de jouer) :

  • petits chevaux
  • jeu de l’oie
  • domino
  • puissance 4
  • MasterMind

Jouer à des jeux de société plus centrés sur certaines compétences mathématiques :

  • mémory (repérage dans l’espace)
  • bataille navale (repérage sur quadrillage)
  • bataille de cartes (ordre de grandeur)
  • 7 familles (stratégie)

Jouer à des jeux créés pour entrainer les compétences mathématiques :

  • Folix

Jouer à des jeux de société dans lesquels il est besoin d’utiliser des compétences mathématiques de base sans pour autant que le jeu dépende de ces compétences (pour garder le plaisir de jouer) :

  • petits chevaux
  • jeu de l’oie
  • domino
  • puissance 4
  • MasterMind

Jouer à des jeux de société plus centrés sur certaines compétences mathématiques :

  • mémory (repérage dans l’espace)
  • bataille navale (repérage sur quadrillage)
  • bataille de cartes (ordre de grandeur)
  • 7 familles (stratégie)

Jouer à des jeux créés pour entrainer les compétences mathématiques :

  • Folix
  • Math Sumo
  • Batawaf
  • Lucky numbers
  • Poule position
  •  

Les devoirs

Après s’être assuré·e de la bonne compréhension des consignes :

  • autoriser toutes les stratégies nécessaires (doigts, objets, dessin…)
  • proposer du matériel à manipuler (dés, coquillettes/lentilles, boîtes…)
  • mettre des outils à disposition (leçons, fiches…)
  • laisser l’enfant dans sa zone de confort
  • aider l’enfant si besoin
psychologie et pédagogie au service des apprentissages

Après s’être assuré·e de la bonne compréhension des consignes :

  • autoriser toutes les stratégies nécessaires (doigts, objets, dessin…)
  • proposer du matériel à manipuler (dés, coquillettes/lentilles, boîtes…)
  • mettre des outils à disposition (leçons, fiches…)
  • laisser l’enfant dans sa zone de confort
  • aider l’enfant si besoin

A l'école

  • Proposer des outils supports et des matrices.
  • Favoriser la manipulation quelque soit l’âge de l’enfant.
  • Utiliser des codes couleurs.
  • Enseigner les stratégies, les astuces.
  • Différencier les étapes.
 
  • Proposer des outils supports et des matrices.
  • Favoriser la manipulation quelque soit l’âge de l’enfant.
  • Utiliser des codes couleurs.
  • Enseigner les stratégies, les astuces.
  • Différencier les étapes.
 

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